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Nos Sources |
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Passé 3 semaines,
les actualités générales sont réparties sur les pages des
nations correspondantes |
Nigeria: BFN
Invites Foreign Pro for Algiers 2007
Daily Champion (Lagos) 22 June
2007 Posted to the web 22
June 2007
The Badminton Federation
Nigeria (BFN) has concluded plans to invite Nigerian born
Germany-based player, Grace Daniel to camp for the next
stage of preparations ahead of the 9th All Africa Games
holding this July in Algiers, Algeria.
Secretary-general of the federation Olumide Bamiduro who
disclosed this in Lagos, said that the invitation of Grace
who presently is the African female champion is aimed at
ensuring that the best represents the country at the games.
He said that BFN has decided to re-strategize for the All
Africa Games following the decision of the National Sports
Commission (NSC) to cancel the earlier proposed training
tours of Europe and America.
"We should not continue to worry about the failure to go for
a foreign tour. Our focus has already shifted towards how to
get our top female player, Grace Daniels from Germany to
represent the country in Algeria," Bamiduro said He argued
that an overseas training tour was not the ultimate for the
team's pre-All Africa Games preparations, noting that they
have won international competitions in the past, without
embarking on any training tour.
Kenya: Badminton
Axed From All Africa Games
The Nation (Nairobi) 10 June 2007
Posted to the web 11 June 2007
Nairobi
Badminton became the first
casualty to be axed from the Kenyan contingent to this year's
All Africa Games slated for July 11 to 23 as the steering
committee endorsed a total of 21 disciplines to travel to
Algeria.
Only 193 athletes, 56 team officials, five accompanying
referees and ten technical officials selected by their
respective continental bodies will make the Kenyan contingent
of 264.
Games leader of delegation Nderitu Gikaria said they have
opted to announce the team composition as early as possible to
avoid last minute disappointments.
Gikaria also announced that the official residential camp at
Kasarani will be opened on June 19 to all the disciplines
though the committee has been financing the teams non
residential training at their respective venues.
The Operations Committee noted that badminton was left out of
the team despite it having been sponsored to take part in the
Africa championship in Mauritius because of dismal show.
Routed by opponents
"We took them to Mauritius by they were routed by
their rivals and it will not be good to take the same players
to Algeria for the games and expect them to do well only after
a one month training. They will still be meeting the very
opponents they faced in Mauritius," said Gikaria.
CONTROVERSES AUTOUR DES
VOLANTS La marque Ashaway pas
reconnue par la BWF
18 juin 2007 Neeta PERSAND
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L’Etat a dépensé Rs 200 000
pour acheter des volants. |
Pourquoi
l’Association mauricienne de badminton (AMB) avait-elle
recommandé l’achat des volants Ashaway au ministère de la
Jeunesse et des Sports pour les Internationaux de Maurice et les
récents Championnats d’Afrique alors que cette marque n’est pas
reconnue par la Badminton World Federation (WBF) ?
C’est la question que l’on se pose dans le giron du badminton.
Pour rappel, les joueurs s’étaient plaints de la mauvaise
qualité des volants durant ces deux compétitions. Des volants
qui avaient coûté plus de Rs 200 000 à l’État mauricien.
En effet, la marque Ashaway ne figure pas sur la liste des
équipements approuvés – dont les volants – par la WBF. Il est
bon de savoir que cette marque est représentée à Maurice par un
proche du président de l’AMB, Ravin Sandrasagren.
Y a-t-il eu “vested interest” dans cette affaire ? La plupart
des membres contactés plaident l’ignorance des règlements de la
fédération internationale.
Le juge-arbitre des Inter-nationaux de Maurice, Me Teverajen
Ponamballum, soumettra prochainement un rapport sur la qualité
des volants utilisés lors de cette compétition.
“Le choix de la marque des volants est fait par l’organisateur.
Mais nous avions, de notre côté, informé les participants lors
du team managers meeting que des volants Ashaway allaient être
utilisés. Il n’y a pas eu de protestation sur le champ.
Toutefois, durant la compétition, nous avions remarqué que la
vitesse du volant variait considérablement avec les fluctuations
de température. Mais c’est surtout les joueurs de haut niveau
qui se sont plaints de la mauvaise qualité des volants. En tant
que referee de la fédération internationale je vais devoir
soumettre un rapport concernant ce problème à la BWF”, souligne
MeTevarajen Ponamballum.
Ce dernier tient à rassurer les joueurs que les conditions
seront meilleures aux Jeux d’Afrique. “J’ai exigé que des
équipements de qualité, tant pour les volants, le revêtement du
sol ou les filets, soient utilisés pour ces Jeux”, précise-t-il.
Me Teverajen Ponamballum, nommé Referee of tournament pour les
Jeux d’Afrique, a déjà animé un premier stage technique à
l’intention des arbitres algériens en avril dernier.
Pour en revenir à la marque de volants utilisés pour les
Internationaux de Maurice et les Championnats d’Afrique, il nous
revient que le président de l’AMB pourrait être appelé à fournir
des explications très prochainement. Au niveau du MJS également,
une enquête a été ouverte.
Affaire à suivre…
BADMINTON EN VUE DES JO
DE BEIJING 2008 Les
compteurs s’affolent
13 juin 2007 Neeta PERSAND
Karen Foo Kune, qui dominait le classement continental il y a
un mois, s’est retrouvée à la 4e place, désormais coiffée par la
Zambienne Olga.
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Nabil
Lasmari, qui domine le classement africain, se rapproche des
50 premiers mondiaux. |
À peine la période
qualificative entamée que les compteurs du classement mondial
s’affolent. En l’espace d’une semaine, des joueurs peuvent
gagner plus d’une dizaine de places au classement mondial ou
descendre tout aussi brusquement la semaine suivante. Les
joueurs africains ne dérogent pas à cette règle. Des joueurs que
l’on attendait le moins, à l’instar de la Zambienne Ogar,
virevoltent actuellement en tête du classement continental. La
Zambienne est suivie de la Sud-Africaine Stacey Doubell (118e).
La championne d’Afrique, Grace Daniels, qui a dévoré plus d’une
soixantaine de places en trois semaines, n’est qu’à la troisième
place avec un classement de 134e. Sa progression a peut-être
stagné durant la semaine en cours, mais la sociétaire du centre
de haut niveau de Saarbrücken, bénéficiaire d’une bourse de la
Solidarité olympique, devrait logiquement rattraper ses pairs.
Tenter l’aventure
Il est bon de savoir qu’en vue de la qualification pour les Jeux
olympiques de Beijing, le classement mondial est mis à jour
toutes les semaines. La Badminton World Federation (WBF) propose
même un classement par continent sur son site internet. La
Mauricienne Karen Foo Kune, qui possédait le meilleur classement
continental avant les derniers Championnats d’Afrique, ne se
positionne plus qu’à la quatrième place (136e). Elle est suivie
de près par la Sud-Africaine Kerry Lee Harrington (137e),
celle-là même qui l’avait battue en demi-finale des Championnats
d’Afrique le mois dernier.
En masculin, l’Algérien Nabil Lasmari domine largement le
classement continental. Le double champion d’Afrique (64e place)
se rapproche des cinquante premiers mondiaux. Les deux
sociétaires du centre de Saarbrücken, le Zambien Eli Mambwe
(120e) et l’Ougandais Edwin Ekiring, poursuivent également leur
ascension (136e). Les deux frères Dedman, Chris et Roelof,
d’Afrique du Sud, se positionnent, pour leur part, aux quatrième
(145e) et cinquième (186e) places respectivement.
Comme l’avait précisé l’entraîneur national sud-africain, Johan
Kleingeld, ses protégés tenteront l’aventure dans les épreuves
de double, notamment celle du double dames et hommes, puisque le
double mixte est déjà pris par les Seychellois Georgie Cupidon
et Juliette Ah-Wan. Ces derniers se situent déjà en position de
force avec leurs deux titres de champions d’Afrique et leur
positionnement parmi les 100 premiers mondiaux. Ils occupent
plus précisément la 83e place.
Par contre, en double dames, Michelle Edwards et Chantal Botts
sont très bien classées (67e place) et on voit mal qui pourrait
leur voler la qualification pour les JO de 2008.
Chez les hommes, les frères Dedman, Chris et Roelof, sont
également bien placés (61e place) et ne devraient pas être
inquiétés car la deuxième meilleure paire classée sur le
continent – le duo sud-africain James et Viljoen – ne se trouve
qu’à la 138e place.
Au rythme où vont les choses, on peut dire que la bataille pour
une qualification olympique sera féroce. Les places pour Beijing
seront limitées à un représentant par épreuves – simple hommes
et dames, double hommes et dames et double mixte – pour le
continent noir.
BADMINTON – JEUX
D’AFRIQUE Annirao Dajee repêché
12 juin 2007 Neeta PERSAND
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Annirao Dajee accompagnera la délégation qui se rendra à
Alger en juillet. |
L’Association
mauricienne de badminton (AMB) n’a pas eu d’autre choix que de
se plier devant les menaces du ministère de la Jeunesse et des
Sports (MJS). Un entraîneur plus qualifié que Joseph Sookanah ou
l’exclusion du badminton au sein de la délégation mauricienne
qui participera aux Jeux d’Afrique du 11 au 23 juillet à Alger.
Le MJS n’avait effectivement pas laissé grand choix à l’AMB.
Cette dernière, qui s’était réunie d’urgence vendredi dernier,
ce en l’absence de son président Ravind Sandrasagren, a donc
décidé de nommer le head coach Annirao Dajee à la place de
Joseph Sookanah, assistant entraîneur de la sélection juniors.
“Le ministère nous avait fait comprendre que si nous ne
soumettions pas le nom d’un autre entraîneur plus qualifié que
Joseph Sookanah d’ici ce soir (NdlR : vendredi dernier) le
badminton allait être exclu de la délégation. Nous avons donc
été contraints de revoir notre position, dans l’intérêt des
joueurs”, nous a déclaré un membre de l’AMB après la réunion de
vendredi dernier. Il a aussi déploré l’ingérence du MJS dans ce
dossier.
Préparer les juniors
Pour rappel, compte tenu de la proximité des Championnats
d’Afrique juniors (20 au 27 août) avec les Jeux africains, l’AMB
avait jugé plus raisonnable que le head coach, Annirao Dajee,
reste aux côtés de la sélection juniors pour assurer la
préparation des joueurs.
Elle avait, par conséquent, désigné Joseph Sookanah, assistant
entraîneur de la sélection juniors, pour le déplacement en
Algérie.
L’ironie dans cette histoire : en l’absence d’Annirao Dajee,
repêché pour les Jeux d’Afrique, c’est Joseph Sookanah,
l’entraîneur le moins qualifié aux yeux du MJS, qui assurera la
préparation de nos juniors en vue des Championnats d’Afrique…
Pour rappel, l’équipe de Maurice sera composée de quatre
joueurs, nommément Déborah Baillache, Karen Foo Kune, Stéphane
Beeharry et Sahir Edoo.
Badminton: Ninth
All-Africa Games in Algiers – July 11 to 23, 2007 -
08.06.2007 Seychelles Online
Local players on three-week intensive China
training camp
CHINA training camps have done the trick for local badminton
players in the last two editions of the African Badminton
Championships and with the Ninth All-Africa Games just around
the corner, there are high expectations from local badminton
players.
To prepare for these Games in Algiers, Algeria (from July 11 to
23), three local badminton players – Juliette Ah-Wan, Steve
Malcouzane and Georgie Cupidon – left the country yesterday for
Changsha, China for a three-week intensive training camp.
All three players are looking forward to the All-Africa Games
after their outstanding showing at the recent African Badminton
Championships in Mauritius and they know that if they give their
best in training the final outcome could be as impressive as it
has been in previous international competitions.
Changsha, the capital of Hunan Province in south central China,
is not new to these three players for they’ve trained there
before, especially prior to major competitions. And each time,
they reaped the reward for their hard training.
In Algiers, Algeria, in December 2006, Ah-Wan won the ladies’
singles title for the second time after her first triumph in
2002 and then teamed up with Cupidon to win the mixed doubles
gold medal.
Only a fortnight ago, Ah-Wan and Cupidon successfully defended
their mixed doubles title in Mauritius and played a part in
Seychelles putting an end to South Africa’s seven-year reign as
African team champions with a 3-2 final win.
Former Sportslady of the Year Ah-Wan once described training in
Changsha as “tough as we train for long hours, but it is very
interesting because we play a lot of matches against top-ranked
Chinese players.”
The three players, who are accompanied by Chinese coach Luo, are
expected back home on Sunday July 1 before heading to Algeria
for the All-Africa Games.
G. G.
BADMINTON – PORTRAIT
Grace Daniels la force tranquille
03 juin 2007 Neeta PERSAND
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A 23 ans, la Nigériane est la
meilleure joueuse en Afrique et a tous les atouts pour se
qualifier pour les JO de 2008 en simple dames. |
With the kind of training I am
going through, I am confident that I will make it through the
olympics. Otherwise, all the efforts that I have put in would be
a waste ». C’est avec un esprit positif que la Championne
d’Afrique, la Nigériane Grace Daniels, a entamé sa quête en vue
d’une qualification pour les Jeux Olympique de Beijing 2008. Sa
détermination est exemplaire.
Cet athlète, qui a intégré le centre d’entraînement de haut
niveau de Saarbrucken en janvier a connu une ascension
fulgurante. En deux semaines, elle a gagné 68 places sur le
classement mondial. Classée à la 205e place avant les
Internationaux de Maurice (17 au 20 mai), la joueuse devait
grignoter 26 places suite à sa participation à cette
compétition.
Sa médaille d’or aux championnats d’Afrique (individuels) qui
s’étaient tenus du 25 au 27 mai, lui a permis d’améliorer de
manière spectaculaire son classement. En fait, Grace Daniels est
passée, en deux semaines, de la 205e à la 138e place.
L’ascension ne fait que commencer pour la Nigériane, dont le
classement est basé sur six compétitions seulement. Et puis, la
période de qualification ne fait que commencer.
A ce rythme, Daniels s’approche dangereusement de la
Mauricienne, Karen Foo Kune, qui détient le meilleur classement
en Afrique (112e) et qui est évaluée sur dix compétitions.
Mais ce n’est pas par pur hasard que Grace Daniels, qui était
absente aux championnats d’Afrique de 2006, est revenue en
puissance.
La joueuse, qui a bénéficié d’une bourse de la solidarité
olympique, a rejoint le centre de haut niveau de Saarbrucken en
janvier. « I am working hard to qualify for the olympics.
Training is really tough. But we have to make sacrifies and
endure the pain to achieve our goal. The coaches are nice to us
and that is the main point. For the rest we just need to adjust
because we cannot expect to have the same facilities like at
home », explique la joueuse.
Grace Daniels 23 ans, sera engagée, cette semaine, dans Le
Volant d’Or à Toulouse. Si l’aventure ne fait que commencer pour
cette joueuse très sympathique, elle songe, déjà, à faire
carrière en Europe après les Jeux Olympique de Beijing 2008. «
J’aimerais beaucoup rester en Europe après les JO, car les
entraînements sont beaucoup plus professionnels. Et puis, je
pourrais participer à des compétitions plus régulièrement »,
confie la joueuse.
La Nigériane a participé, depuis le début de l’année, à cinq
compétitions internationales, à savoir les Internationaux de la
Hollande, ceux du Portugal, de la Pologne et de Maurice.
Elle a, également, disputé les championnats d’Afrique.
Selon, son entraîneur, Per-Henrik Croona, il lui reste encore
cinq ou six compétitions avant la fin de la période
qualificative (30 avril 2008). « Le calendrier des joueurs est
établi en fonction de leur bourse, plus précisément de la
disponibilité des finances », précise le Suédois, entraîneur de
la Badminton World Federation.
Pour revenir à Grace Daniels, c’est en 2003 qu’elle fait son
entrée dans la cour des grands. Alors âgée de 19 ans, la joueuse
avait surpris les Sud-Africaines – meilleures joueuses du
continent – aux Jeux Africains, pour décrocher l’or sur sa terre
natale.
Cependant, elle fut incapable, une année plus tard, soit pour
les championnats d’Afrique de 2004, de conserver sa suprématie
sur le continent. Blessée à l’époque, elle dut se contenter de
la médaille d’argent derrière la Sud-Africaine Michelle Edwards.
Depuis, Grace Daniels s’était montrée discrète.
Mais, grâce à sa bourse de la solidarité olympique, la Nigériane
est revenue sur le circuit encore plus redoutable et encore plus
déterminée à atteindre ses objectifs. Ses détracteurs n’ont bien
qu’à se tenir...
DTN DE BADMINTON
L’indien M.B Tarakaram intéressé
L'express.mu 2 juin 2007
L’Indien M.B
Tarakaram a manifesté son intérêt pour le poste de Directeur
technique national à Maurice. Dans son courrier, il explique
qu’il est entraîneur international depuis 11 ans. Il détient un
Diploma in badminton coaching de l’Institut des Sports de
l’Inde. Il a également servi comme entraîneur national pour la
République des Maldives et pour la Catalan Badminton Federation.
En 2002, M.B Tarakaram a aussi travaillé pour le compte de la
Badminton World Federation (BWF) en Afrique du Sud. Il est
actuellement responsable de deux centres d’entraînement à
Hyderabad.
ENTRETIEN – VENU GOPAL (INSTRUCTEUR ET EVENT DIRECTOR DE LA BWF)
: “Je ne crois pas qu’un
entraîneur étranger soit la solution”
31 mai 2007 Neeta PERSAND
L’ancien directeur technique national évoque les
responsabilités de l’entraîneur et commente la situation du
badminton à Maurice.
● Comment s’est déroulé le
stage ?
—La formation s’est bien passée. Pour certains participants,
c’était la première fois qu’ils bénéficiaient d’un stage de ce
niveau alors que pour d’autres, c’était une occasion pour mettre
mise à jour leur connaissance. L’objectif était de créer des
thinking coaches. Ils ont été soumis à un exercice pratique et
théorique. Je dois dire que les entraîneurs étaient très
réceptifs. Ils sont prêts à mettre en pratique ce qu’ils ont
appris.
● Quelles sont les responsabilités d’un entraîneur ?
—Il n’y a pas de responsabilités spécifiques. Elles sont
différentes pour un entraîneur de club, régional et national. À
titre d’exemple, l’entraîneur national est responsable de
l’élaboration d’un programme de travail et de son application.
Il est aussi appelé à évaluer les joueurs. Pour la détection,
vous avez besoin d’un autre type d’entraîneur, qui saura créer,
chez les jeunes, un intérêt pour la discipline. Vous pouvez
profiter, pour cet exercice, de l’expérience d’anciens joueurs
de haut niveau qui ont une bonne technique de base. Vous avez
aussi un troisième type d’entraîneur, le coach education. Ce
dernier est un pédagogue qui comprend en partie la théorie de ce
sport. Il peut diriger les jeunes vers la discipline et, ainsi,
contribuer à créer un réservoir de talents. Bien sûr, ce serait
un avantage si l’entraîneur a un passé de joueur. Il servira
ainsi de role model auprès de ses élèves. Il sera aussi plus
facile pour lui de faire des démonstrations sur le court et
résoudre les problèmes rencontrés par les joueurs.
● Le niveau du badminton mauricien a chuté considérablement
ces dernières années. Le président de l’AMB, Ravin Sandrasagren,
est convaincu que la solution serait de recruter un entraîneur
étranger. Partagez-vous cet avis ?
—Compte tenu de la situation actuelle et des événements qui se
sont succédé ces dernières années, je ne crois pas qu’un
entraîneur étranger soit la solution. Vous devez vous poser la
question : pourquoi voulez-vous un entraîneur étranger ? Est-ce
parce que les autres en ont un ? Avez-vous le material pour
s’assurer que ses services soient utilisés à bon escient ? Si la
réponse à la dernière question est oui, alors vous pouvez allez
de l’avant avec le recrutement d’un entraîneur étranger.
● Que voulez-vous dire par “material” ?
—En langage technique, material veut dire talents. Je tiens à
préciser qu’on ne recrute pas un entraîneur étranger pour
produire uniquement des champions des Jeux des îles. Ce n’est
pas comme ça que cela marche. Vous devez-vous assurer que les
compétences du technicien sont pleinement utilisées tant au
niveau des seniors que des juniors.
“On ne recrute pas un entraîneur étranger pour produire
uniquement des champions des Jeux des îles. Ce n’est pas comme
ça que cela marche”
● Selon vous, quelle est la solution pour relancer le
badminton mauricien ?
— Vous devez emmener les jeunes vers les courts, d’abord en tant
que spectateurs afin de créer chez eux un engouement pour la
discipline. Vous devez toujours garder en tête que le badminton
est en concurrence avec d’autres disciplines. Les jeunes vont
aller là où il y a plus d’intérêt. La détection est importante
pour s’assurer que vous ayez un réservoir de talents
susceptibles de défendre les couleurs mauriciennes à l’avenir.
● Les entraîneurs mauriciens ont-ils le charisme pour diriger
les entraînements nationaux ?
—Pas vraiment. Il y a des entraîneurs, à l’instar de Sylvain
Hennequin et Stéphane Beeharry, qui peuvent prendre en charge la
sélection junior. Ils pourront éventuellement se perfectionner à
travers des stages saisonniers dans nos trois centres
d’entraînement de haut niveau, notamment à Sofia, à Guangzhou et
à Saarbrucken. En ce qui concerne la sélection nationale, je
pense que vous avez encore besoin d’un technicien étranger. À
une condition que vous ayez le material pour que l’entraîneur
puisse travailler.
● Justement, parlons du centre de Saarbrucken. Certains
joueurs ont critiqué les conditions de vie dans cette
institution…
—À ma connaissance, le centre fonctionne de manière
professionnelle. Dans toute structure de haut niveau, il existe
une discipline rigoureuse et des règlements à respecter. Sans
efforts et sacrifices, il n’y a pas de réussite. Le centre de
Saarbrucken est doté de toutes les facilités. J’ai eu l’occasion
d’y séjourner personnellement. Je ne vois pas de quoi les
joueurs pourraient se plaindre. La nourriture est bonne et les
conditions de logement sont irréprochables. Les joueurs ont tout
ce qu’il faut.
● Et au niveau des résultats ?
—Voyez par vous-même les résultats obtenus par les sociétaires
du centre dont le Zambien Eli Mambwe aux Internationaux de
Maurice. La Zambie, qui était autrefois à la traîne, avait tout
à apprendre de vous. Aujourd’hui, c’est tout à fait le
contraire. C’est à vous de tirer des leçons de la méthode
zambienne.
OPINION :
Cessons de tourner autour du pot
31 mai 2007
Par Neeta PERSAND
Cessons de tourner autour du pot, cessons de trouver à chaque
fois des boucs émissaires, cessons de dire “pas moi sa li sa”,
cessons de faire croire que le sort du badminton ne peut
s’améliorer qu’avec l’apport d’un entraîneur étranger. Osons,
plutôt, accepter l’évidence que cette discipline, qui faisait
autrefois honneur au pays, se trouve aujourd’hui au fond du
gouffre et qu’il est grand temps de trouver des solutions.
La performance médiocre des nôtres aux Internationaux de Maurice
et plus précisément aux Championnats d’Afrique, devrait
interpeller les dirigeants de l’Association mauricienne de
badminton et les pousser à réfléchir sur les moyens qui
pourraient aider à relancer cette discipline.
Les Seychelles, qui subissaient, autrefois, la loi des raquettes
mauriciennes, sont devenus champions d’Afrique.
Les Dallons ne sont pas passés par la petite porte. Ils ont eu
le mérite de battre en finale par équipes l’Afrique du Sud.
Chose que Maurice n’est jamais parvenue à faire de toute son
histoire. Elle a peut-être été championne d’Afrique. Mais en
l’absence du Nigeria et de l’Afrique du Sud.
Pire, la Zambie, qui était à la traîne derrière Maurice, se
positionne, aujourd’hui, comme un adversaire potentiel, même
pour les meilleures nations du badminton africain. Le Zambien
Eli Mambwe, qui évolue au centre de haut niveau de Saarbrucken
depuis juin de l’année dernière, est, d’ailleurs, vice-champion
d’Afrique.
C’est pour vous dire que ces pays n’ont pas chômé. Alors que les
dirigeants mauriciens se tiraient dans les pattes pour défendre
leurs intérêts personnels, négligeant les principaux acteurs de
la discipline – les joueurs –, les autres pays de la région,
eux, travaillaient dur pour rattraper l’avance prise par les
joueurs mauriciens. Cette situation nous fait penser à
l’histoire de la cigale et de la fourmi !
Aujourd’hui, la sélection se résume à une poignée de joueurs
dont certains ont atteint l’âge de la retraite. Faute de
concurrents, ils ont toujours leur place parmi l’élite.
Le badminton mauricien est arrivé à la croisée des chemins. Il
n’y a pas de solution miracle pour relancer la machine. Il
faudrait remettre les compteurs à zéro. C’est-à-dire commencer
par la détection des talents.
N’en déplaise au président de l’Association mauricienne de
badminton (AMB), Ravin Sandrasagren, nous n’avons pas besoin
d’un DTN pour cela. Nous avons suffisamment d’entraîneurs
qualifiés pour accomplir ce travail. D’ailleurs, Maurice a
accueilli, en l’espace de dix mois, deux stages de haut niveau.
Le premier sous l’égide de la Solidarité olympique et l’autre
organisé par la Confédération africaine de badminton (CAB).
Donnons donc l’occasion à ceux qui ont bénéficié de ces deux
stages de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.
N’ayons surtout pas peur de tout remettre en cause et de
recommencer à zéro. Les résultats suivront si les étapes sont
respectées. Ce n’est qu’après avoir constitué un réservoir de
jeunes talents qu’on pourrait, éventuellement, songer à recruter
un entraîneur étranger.
D’ailleurs, c’était le cas en 1989 quand le Malaisien Venu Gopal
fut recruté pour diriger les entraînements nationaux. Le
potentiel existait déjà avec des joueurs tels que Martine de
Souza, Eddy Clarisse, Abeenesh Dussain, Jean-Michel Duvergé,
Gilles Allet ou encore Stéphane Beeharry. La tâche du Malaisien
était, donc, beaucoup plus facile car il avait une équipe qu’il
pouvait façonner à sa manière. Les résultats ont suivi.
Osons donc mettre nos différends de côté, pour permettre à cette
discipline de respirer à nouveau et, surtout, de retrouver ses
lettres de noblesses. Sans la volonté des dirigeants de l’AMB,
rien ne sera possible. Espérons que ces messieurs, qui ont été
élus pour servir le badminton, le comprendront un jour…