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LE CODE
DE DÉONTOLOGIE
DES CORRESPONDANTS AFRICA-BADMINTON
-
Conscient de sa responsabilité , le
correspondant recueille, analyse et, le cas échéant,
commente, dans le strict respect de la vérité et avec un grand souci
d’exactitude,
toute information susceptible de permettre au citoyen de mieux
comprendre la
société d ans laquelle
i l v i t .
- Les Correspondants d'Africa-Badminton,
c’est-à-dire tous ceux qui participent à la collecte et au
traitement de l’information, sont libres et indépendants.
- Aucun intérêt
particulier, aucune influence extérieure, qu’elle soit économique ou
politique, ne peut
déterminer
la position éditoriale ni modifier la hiérarchie des informations
décidée. Le Correspondant ne sert aucun intérêt autre que
l’intérêt public.
- Le
Correspondant reconnaît que la défense du droit à l’information ne
l’autorise pas à attenter aux autres droits des citoyens. Il
s’engage à respecter les principes et les
règles établis dans
le Code de Déontologie.
1. LES VALEURS DU
CORRESPONDANT
1.
L’obligation de rigueur.
Le Correspondant a l’obligation de s’assurer que les faits qu’il
rapporte sont :
-
Exacts.
Toute information doit être vérifiée auprès de plus d’une source.
- Complets.
Toute information doit être mise dans son contexte afin d’en
faciliter la compréhension.
-
Equilibrés.
Toute personne mise en cause doit
avoir eu l’occasion de donner sa version.
-
Justes.
Les citoyens sont égaux aux yeux des
correspondants comme ils le sont devant la loi.
2.
L’obligation de fidélité
Le correspondant veille à ne pas dénaturer le sens des
propos qui lui sont confiés en
les retirant du contexte dans lequel ils ont été prononcés. Durant
la composition
des pages, le correspondant s’assure que les titres sont
fidèles au contenu
de
l’article, que la photo publiée est fidèle à l’événement et que
toute manipulation
graphique (photomontage) est signalée.
3.
L’obligation d’honnêteté
Le correspondant n’utilise pas de méthode déloyale pour
obtenir des informations et
des illustrations. Il
doit toujours s’identifier et prévenir ses interlocuteurs que leurs
propos pourraient être publiés. Le recours à un faux nom ou à un micro
dissimulé n’est acceptable
que dans des cas exceptionnels où l’information est d’intérêt
public primordial (agissements
illégaux, trafic, etc.) et quand tous les moyens autorisés
ont été vains. S’il a opéré de manière clandestine, le journaliste
est tenu de l’indiquer au lecteur.
Tout
article ou extrait d’article reproduit à partir d’un autre journal
doit en
signaler la provenance. Les images d’archives doivent
être signalées comme telles.
2. LE RECTIFICATIF
ET LE DROIT DE RÉPONSE
Le correspondant reconnaît ses erreurs. Toute information
erronée est corrigée dans les
trois jours suivant la publication ou à la première opportunité. Au
besoin, ce rectificatif est accompagné d’excuses. Toute personne mise en
cause peut prétendre à un
droit de réponse.
3. LE RESPECT DE LA PERSONNE
1.
La vie privée
Tout citoyen a droit au respect de sa vie privée.
La publication d’informations
qui touchent à la vie privée d’un individu ne peut être justifiée
que par l’intérêt
public.
Le comportement privé d’un personnage public peut être
évoqué lorsqu’il est pertinent pour comprendre son comportement
public ou lorsqu’il est contraire à l’image qu’il incarne ou le
discours qu’il tient en public. Il peut également être évoqué
lorsque cette personnalité est soupçonnée de trafic d’influence ou
d’abus de
biens sociaux.
Les
faits privés peuvent aussi être évoqués quand un individu adopte, en
public,
un comportement propre à la vie privée.
2.
Le harcèlement
Le correspondant s’interdit le harcèlement. Il reconnaît
le droit du citoyen à ne pas répondre à ses questions.
3.
La responsabilité sociale
Le correspondant évite toute allusion à l’appartenance
raciale, aux caractéristiques
physiques, à la religion, à la sexualité, à un handicap mental d’un
individu à moins
que ces mentions ne soient pertinentes pour la
compréhension de l’information. Il
exerce une grande vigilance face à ce qui pourrait provoquer des
réactions racistes,
sexistes, homophobes, etc.
4.
LA PROTECTION DES MINEURS
Le correspondant respecte et protège le droit des mineurs.
5.
LA SÉPARATION ENTRE FAITS ET OPINIONS
Lorsqu’il commente l’information,
dans un article, éditorial, une chronique ou un billet, il prend
soin de respecter
l’exactitude des faits.
7. LES RELATIONS AVEC LES SOURCES
1.
La confidentialité.
Le correspondant doit nommer ses sources d’information dans son
article.
C ertaines sources cependant ne sont prêtes à révéler des
informations que si l’anonymat leur estgaranti.
Dans de tels cas, le correspondant doit veiller à ne pas se laisser
manipuler.
Il n’acceptera l’anonymat que si :
1.
La source risque
des préjudiœs si son identité est dévoilée;
2.
ou si l’information est importante et il n’existe pas d’autres
moyens de l’obtenir.
Pour
rendre crédible son information, le journaliste peut situer sa
source (un ministre, un haut
fonctionnaire...).
Il veillera à ne donner aucune indication qui pourrait
permettre son identification.
Il ne révélera jamais son nom, devant quelque instance que œ soit,
sauf:
1.
à son directeur de publication, qui respectera la promesse de
confidentialité faite à la source;
2.
ou si cette source
a délibérément induit le correspondant en erreur.
Le
correspondant ne divulgue la source de ses informations obtenues
confidentiellement ni à la
police, ni à la justice. En cour, il ne dévoile que les
informations qu’il a déjà publiées.
2.
La déclaration « off ».
Le correspondant doit éviter le plus possible les
déclarations « off ».Si la source ne souhaite pas que
les inform ations qu’elle détient soient publiées, il
faut obligatoirement qu’un accord dans œ sens
soit établi entre elle et le correspondant avant la
conversation et non après.
3.
La relecture
Le correspondant n’est pas tenu de soumettre ses écrits à
ses sources avant publication sauf
si un engagement a été conclu d’avance. Dans ce cas, seules les
parties attribuables à cette
source lui sont soumises. Il est strictement interdit de soumettre
des écrits entiers à une source afin qu’elle puisse réagir à des
arguments avancés par d’autres personnes.
4.
Pas de rémunération
Le
correspondant ne doit ni accepter ni offrir paiement quand il s’agit
de publier ou d’obtenir une
information.
8. LA SÉPARATION ENTRE INFORMATION ET PUBLICITÉ
L’information et la publicité doivent être séparées. Le
correspondant ne s’engage pas à diffuser des
informations à la demande de ses sources. Il refuse également de
diffuser une information en échange d’un contrat publicitaire. Le
correspondant n’écrit pas de publireportages. S’il accepte de le
faire, il ne les signe pas. Les publireportages doivent être très
clairement identifiés comme tels afin
de ne pouvoir être
confondus avec l’information.
9. LA PRÉSERVATION DE L’INDÉPENDANCE
1.
Les relations publiques
Le correspondant préserve sa crédibilité à tout prix. Il
ne prend pas le risque de la compromettre
en prêtant son image à une promotion ou à une publicité.
2.
Les privilèges
Le correspondant n’utilise pas son statut pour
obtenir des avantages et privllèges personnels,
ni pour en faire profiter ses proches.
Il ne doit pas non plus taire ou publier une information dans le but d’en tirer un
avantage personnel ou pour favoriser des proches.
3. les voyages payés
Un voyage offert n’est acceptable que :
1.
si le correspondant
conserve sa liberté dans la réalisation
de son reportage (le texte doit mentionner explicitement que
celui-ci découle d’un voyage payé);
2.
ou lorsqu’il n’existe aucune autre façon d’obtenir l’information ou
de se rendre
sur les lieux;
3.
ou lorsque le voyage vise sa formation et son perfectionnement.
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